La différence entre le serpent qui a séduit dans Genèse 3 :1-5 et le serpent d’airain dans Nombres 21 :9.

Il est écrit « Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie. » (Nombres 21 :9).

Dans le contexte des versets précédent, le peuple pensait qu’après être sorti du pays d’Egypte, Moïse les conduirait directement vers Canaan, la terre promise. Mais il leur fit prendre un détour par le pays d’Edom et lorsque le peuple commença à s’impatienter, ils murmurèrent contre Dieu et Moïse. Alors Dieu envoya des serpents brulants qui mordirent le peuple, beaucoup moururent  et face à cela, ils implorèrent le pardon. Dieu dit à Moïse de fabriquer un serpent d’airain sur une perche et que quiconque qui avait été mordu le regarderai, aura la vie sauve (Nombres 21 :4-9).

Nous avons deux types de serpent, l’un qui a séduit et conduit l’homme dans le péché et la mort dans le chapitre 3 de Genèse. Et le second, l’image de Yeshoua (Jésus) cloué sur la croix pour réconcilier les hommes avec Dieu, les rachetés de la malédiction de la mort et offrir la vie à quiconque regarde vers le bois, disons-le, la croix. Lorsque le serpent le mord, il est pris comme dans une toile d’araignée, il est dominé, ses jours sont compté, c’est la promesse faite dans Genèse 3 :15 « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. »

Quiconque est mordu par les serpents, Satan et ses agents mais qui élèvera les yeux vers la croix de Yeshoua (Jésus), sera sauvé. Regarder vers la croix, c’est se repentir, demander pardon et grâce à Dieu qui nous l’accorde au travers du sacrifice de son Fils Yeshoua (Jésus). L’élévation du serpent d’airain sur le bois préfigurait le jugement de Dieu tombé sur Yeshoua (Jésus). Il a pris le poids de notre culpabilité et nous montre que maintenant nous sommes libérés de la mort pour quiconque regardera vers Lui.

Parfois, pour créer un antidote à une maladie, une peste etc…. on cherche la cellule souche pour créer le remède. Yeshoua (Jésus)  c’est notre vaccin contre la mort.

Yeshoua (Jésus) dit dans l’Evangile de Jean 3 :14-15 « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. »

Mais encore Yeshoua  (Jésus) dit dans l’Evangile de Jean 12 :31-33 « Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. 32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. 33 En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. »

Cette préfiguration du serpent d’airain sur une perche renferme un mystère. Dieu devait lui-même s’incarner en tant qu’homme mortel pour le salut de l’humanité. Il crée notre antidote contre le poison de la mort. C’est comme pour le vaccin contre les pestes, chacun est libre de se faire vacciner ou pas.

Les serpents brûlant

Nombres 21 :6 dit « Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël. ». Le mot « brûlant » se dit שָׂרָף « saraph »

Alors, oui Dieu envoie des serpents brûlant pour punir le peuple, il est écrit וַיְשַׁלַּ֨ח יְהוָ֜ה  va-yeshalah YHVH « Et Dieu envoya » בָּעָ֗ם אֵ֚ת  

ba-am êt « parmi le peuple » ha-néhashiym  הַנְּחָשִׁ֣ים « les serpents » ha seraphiym הַשְּׂרָפִ֔ים « les brûlant ». Le verset se rapporte au Strong 8314 שָׂרָף « saraph » qui donne plusieurs explications : serpent brûlant, séraphins, dragon

Serpent ardent, serpent.

a.      serpent venimeux (le venin ayant un effet de brûlure).

2.      séraphins.

a.      des êtres majestueux avec 6 ailes, des mains ou des voix humaines, au service de Dieu.

Etais-ce l’intervention de séraphin, c’est-à-dire d’ange ailé ? C’est possible, comme il peut s’agir aussi d’une espèce de serpent volant que je vais expliquer ci-dessous.

Son origine vient שָׂרַף « saraph » (Strong hébreu 8313) qui donne ces explications du sens « cuisson (des briques), être brûlé, brûler, allumer, incendie, mettre le feu, incendier »

La différence entre les deux mots hébreu qui se ressemble, l’un à un « grand qamats » en dessous de la lettre Reshרָ  et l’autre un patah רַ

Il est arrivé que les israélites aient rencontré des serpents que l’on nomme « saraph » dans le désert de l’Arabie (Nombres 21 :6, 8 et Deutéronome 8 :15) Ce même « saraph » est désigné comme un animal volant et Esaïe 14 :29 le désigne comme un dragon, en traduction claire, « un serpent brûlant qui vole »

Jean-Augustin Bost explique :

Bien que plusieurs auteurs, les anciens surtout, Hérodote, Élien, et même quelques modernes, aient soutenu l’existence de serpents volants en Arabie et en Égypte, cet animal n’a pas été vu de ceux en l’assertion desquels on pourrait avoir le plus de confiance ; et comme les plus dignes de foi de ces témoins ajoutent expressément que ces serpents ailés ont des pieds, il est fort à croire qu’ils auront confondu des serpents avec des lézards. Il paraît, en effet, que dans certaines parties du sud de l’Asie, on trouve une espèce de lézards volants, dont les pattes parallèles sont unies par une fine membrane semblable à celle des ailes de la chauve-souris.

«Jean-Augustin Bost, Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes Écritures (Lyon: Éditions Clé, 2005), 350. » 

On croirait à un exposé mythologique et pourtant c’est ce que montre l’hébreu.

Cette espèce de serpent étaient appelée des séraph, probablement parce qu’ils étaient ailées.  Comme pour l’Egypte, Dieu peut utiliser aussi les éléments naturels, climat, pestes, animaux etc… pour toucher les hommes.

Dans ce cas ici, ce n’est pas Satan qui s’en prend au peuple, mais c’est une punition de Dieu qui envoie comme il est écrit des serpents volant don leur venin avait un effet de brûlure. Soit qu’ils mordaient, ou soit crachaient-ils du feu pour brûles ses proies ??? Ce qui rendrai possible ce qu’en dit le Strong 8313 ou saraph donne ce sens de : Brûler.

a.      (Qal) brûler.

b.      (Nifal) être brûlé.

c.       (Piel) brûlure, combustion.

d.      (Pual) être brûlé, être allumé[1]

La seule issue n’est que la repentance et l’antidote c’est Yeshoua (Jésus) qui sauve.


[1] James Strong, Lexique Strong hébreu-français de l’Ancien Testament (Lyon: Éditions CLÉ, 2005).

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